OFFICE PUBLIC DE L'HABITAT ARCUEIL-GENTILLY

Communiqué

Pas de trafic humain, pas d’impunité dans nos quartiers

Nous avons appris lundi 9 décembre qu’un appartement du bâtiment HW du Chaperon vert a été le théâtre d’une barbarie sans nom puisqu’une jeune fille mineure a été retenue dans celui-ci et prostituée par un groupe de garçons, subissant violences sexuelles et humiliations. Nos pensées vont en tout premier lieu à la victime de ce crime. L’impunité ne doit pas s’installer, la justice doit être faite. La prostitution est qualifiée de violence dans notre pays par la loi et les auteurs de ces violences proxénètes et clients prostitueurs doivent être sévèrement punis.

De ce point de vue, la question du consentement de cette jeune fille posée par le journal Le Parisien aux violences subies est intolérable. Nous n’accepterons jamais que le trafic humain prenne place dans nos quartiers. Ceux-ci ne sont ni des zones de non-droit ni des espaces aux mains de trafiquants. En tant qu’élu.e.s de la République nous le refusons.

Nous remercions les policiers qui sont intervenus sans délai une fois alertés sur la situation en cours et nous les assurons de notre solidarité ainsi que de notre entière coopération. Cependant, force est de constater que les moyens qui leur sont dévolus sont insuffisants. De nombreux soirs, il ne reste qu’une voiture de police disponible pour plusieurs villes laissant nos quartiers aux dealers et aux trafiquants. Nous sommes intervenu.e.s de nombreuses fois auprès du préfet et des représentant.e.s de L’État dans notre département. Nous en appelons une fois de plus au Ministère de l’intérieur. Nous voulons des moyens de police pour nos quartiers et un suivi sérieux. Nous redemandons à cet effet la mise en place d’un Groupement local du traitement de la délinquance.

Pour notre part, nous n’avons qu’une parole : nous irons aussi loin que la loi nous le permet, notamment en entamant des procédures d’expulsion contre les locataires impliqués dans ces trafics d’êtres humains mais aussi de stupéfiants. Nous porterons également plainte si le cadre législatif nous le permet. Enfin nous nous engageons également à intensifier la lutte contre la sous-location qui est au cœur des trafics. Le logement social est notre bien commun, un espace partagé et citoyen. Mais quand de tels faits se déroulent dans nos villes c’est la République qui est attaquée. Le respect et la dignité de chacun et chacune est un droit constitutionnel, tout comme les principes de liberté et d’égalité notamment femme – homme, et le droit à vivre sans violence, en paix.

Carine Delahaie, présidente

Fatah Aggoune, vice président